Energies, Economie, Pétrole : Revue Mondiale Août 2026
Le 1er de chaque mois, retrouvez un tour du monde des Energies. A l'agenda:
- Iran : Grosse pression financières, mais le détroit reste fermé
- Venezuela : Que dis-je, c'est un hold-up
- Inde : Le pays importe de fortes quantités de pétrole russe
- Canada : Le pays montre le chemin contre Trump
- USA : La dette dépasse les 40'000 milliards de dollars
- Irak: Le pays veut exploser sa production de pétrole à 10 millions de barils
- Russie - Ukraine : Les deux pays s'autodétruisent via drones interposés.
Happy Birthday. Trump fête ses 6 mois de guerre éclaire contre l'Iran. Qui aurait pu penser que cette guerre soit aussi courte et un tel succès ? Après 6 mois, les réserves stratégiques pétrolières du monde touchent un bas, l'économie mondiale voit sa croissance chuter, l'inflation grimpe, les chaînes de production sont déréglées, le détroit d'Ormuz qui était ouvert et gratuit est passé à une version payante. Drôle de voir les Iraniens embrasser la main invisible du business.
Du côté des moins bonnes nouvelles : gros incendies en Europe avec canicules et sécheresses, inondations au Népal, la production de denrées alimentaires qui chutent en Europe, alors qu'El Nino devrait faire baisser la production de nourriture en Asie et aux Amériques.
Cette revue est toujours écrite sans l'aide d'intelligence artificielle même si celle ci est en train de piller cette revue pour la mettre à son compte.
Le pétrole prend du Prozac pour éviter d'avoir le mal de mer. En haut, en bas, en haut, à droite, en haut. Alors qu'Ormuz est fermé et qu'il manque du pétrole, les traders à Londres l'envoient à la case départ, soit un Brent à $90.35 ($90.05 fin juillet). A New York, le baril de WTI stagne à $85.69 ($84.82 fin juillet).
Avant de commencer, n'oubliez pas que le mois de septembre et le mois des crashs boursiers. Pas de panique, cette fois, tout va bien se passer.
Graphique du Mois
Variation en % du baril de pétrole depuis le début de la guerre

OPEP
Le cartel du pétrole, où ce qu'il en reste, a revu à la baisse ses prévisions concernant la croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2026, la ramenant à 580'000 barils par jour (b/j). Joli contraste avec la baisse de 1,6 million b/j de l'Agence Internationale de l'Energie.
C'est le quatrième mois consécutif, où l'organisation basée à Vienne, est contrainte de revoir ses prévisions à la baisse dans le contexte de la crise du détroit d'Ormuz.
Le Venezuela, dans les mains américaines, pourrait sortir de l'OPEP.
Pétrole
Au niveau du pétrole, nous sommes passés au stade du stand-up entre les clowns américains et iraniens. Deux gouvernements qui s'engueulent comme deux voisins sur le groupe WhatsApp de l'immeuble.
Le diesel augmente, au niveau mondial, parce qu'en plus d'Ormuz, les exportations russes de diesel ont été stoppées par les drones ukrainiens.
L'Allemagne, l’Italie, l'Autriche, le Portugal, la Pologne et l'Espagne proposent de taxer les compagnies pétrolières qui génèrent des profits gigantesques. On remarquera que Macron protège son poulain, Total contrairement à l'Italie et Eni.
"Les compagnies pétrolières bénéficient d'une rentabilité globale et de marges sur les produits raffinés qui dépassent la hausse des prix du pétrole brut. Nous connaissons l'un des plus grands chocs d'approvisionnement depuis des décennies et partout dans le monde le mécontentement grandit face à la hausse du coût de la vie" dixit le communiqué de presse.
Gaz-méthane
Selon l'Agence internationale de l'énergie, la demande de méthane va grimper jusqu'en 2035 pour ensuite redescendre, mais à un niveau supérieur à aujourd'hui. Il faut bien continuer à injecter du méthane si l'on veut atteindre les +5 degrés. Let's go!
Climat
La température des océans a grimpé à 21,1 degrés, nouveau record depuis mars 2024 et ses 21,09.
Sans parler de la Méditerranée, qui se trouve 6 degrés en-dessus et qui frise les 30 degrés dans certains endroits. Toute cette énergie emmagasinée va devoir sortir quelque part. Gare aux orages violents.

El Nino bien visible aux larges du Pérou et du Mexique
Nourriture
La production française de pommes de terre a chuté de 23% et les céréales de plus de 50%. Il est très difficile de trouver du foin pour les animaux.
Si l'on couple El Nino avec les pénuries d'engrais dans le monde, il va falloir faire des réserves.
Géographie
Pendant que l'autre renomme toutes les étendues d'eau qui lui passe sous la main, pour les Américains, Google a changé la dénomination du lac Ontario par Lake America.
Nous voici en présence d'une entreprise qui génère des milliards et elle fait preuve de courage qui honore ses valeurs.
Faut que l'autre arrête de tout changer, car le budget "achat de Mappemondes" n'est pas illimité.
Dessin : L'exceptionnel Chappatte
Hit-Parade du Mois
Venezuela
Allez savoir pourquoi, mais l'autre est capable de propulser n'importe quel pays dans les sommets du Hit-Parade. Ce mois, c'est le Venezuela. Explications.
Après le coup d'état américain et avoir kidnappé le président Maduro, l'autre a mis la main sur ce qu'il cherchait : le pétrole.
Ni une ni deux, Washington s'octroie l'accès à 17 gisements pétroliers et 65 milliards de barils potentiels afin de garantir l'approvisionnement en pétrole brut aux raffineries américaines. Le schiste américain ne convient pas aux raffineries américaines. Avec le brut lourd du Venezuela, le mélange permet aux USA de générer de l'essence et du diesel.
Il y a également des milliards qui ont disparu des comptes par magie, c'est bien d'être dans la famille Trump.
"Trump a signé le truc le plus étrange de l’année : contrôle américain sur 55% d’une société neuve, bail de 100 ans sur 65 milliards de barils de pétrole vénézuélien. Trump parle d’un "cadeau du Venezuela au peuple américain". Un cadeau, ou le braquage du siècle, c’est selon. Sauf qu’une réserve, c’est un stock, pas un débit : le Venezuela pompe 1,2 million de barils par jour quand l’Arabie saoudite, avec deux fois moins de réserves, en pompe neuf fois plus. Caracas annonce $209 milliards de recettes fiscales, soit $3,20 le baril. À ce tarif-là, on ne vend pas son pétrole, on l’offre avec le café." Selon Thomas Veillet, MorningBull.
Alejandro Betancourt est le cheval de Troie américain pour effectuer le siphonage des ressources via son entreprise North America Blue Enery Partners (NAPEB). Mais il y a un détail savoureux. Alejandro Betancourt ne pouvait pas quitter ses résidences de luxe londoniennes sans risquer d’être extradé vers la Suisse, où il est recherché dans le cadre d’une affaire de détournement de fonds et de blanchiment d’argent. On parle de plusieurs centaines de millions. Devinez la suite.
L'autre a obtenu de la Suisse qu’elle laisse ce magnat du pétrole se déplacer librement à l’international, selon le Washington Post. En un mot, la justice Suisse s'est assise sur son Code Civil. Visiblement : Canada – Suisse, ce n'est pas le même combat.

Image générée par intelligence artificielle
Iran
En août, les exportations de brut de l'Iran ont été minimes par rapport à la moyenne de 1,7 million de barils par jour enregistrée en 2025. Elles s'établissant en moyenne à seulement 0,3 million b/j, avec un seul chargement confirmé au plus grand terminal du pays, situé sur l'île de Kharg.
Grâce aux volumes évacués au cours des trois semaines de libre navigation en juin-juillet, les importations chinoises de pétrole iranien s'établissent à environ 800'000 barils par jour.
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a annoncé "un débarquement top secret" que personne n'a vu venir, même s'il a été annoncé une semaine avant. L'arme secrète le "D Day" économique contre l'Iran. Le concept est simple menacer les principaux partenaires commerciaux de l’Iran, sans toutefois faire allusion à la Chine. L'objectif est d'exclure du système du dollar les pays qui collaborent avec l'Iran.
Trump parle d'asphyxier économiquement l'Iran. Entre l'Iran et les USA lequel est le plus asphyxié. Les deux croules sous les dettes.
Vous trouverez le livre de Trump "The Art of the Deal" dans la rubrique humour de votre libraire.

Dessin : L'exceptionnel Chappatte
Le Centre du Monde
Plus de $32 milliards ont été investis dans le secteur gaz-méthane américain durant les 6 premiers mois de l'année. La demande mondiale de méthane "Made in USA" grimpe avec la fermeture d'Ormuz, comme, quoi le secteur militaire n’est pas le seul bénéficiaire de cette guerre.
Les prix élevés du pétrole font exploser les énergies renouvelables dans le pays de l'oncle Donald : 45 gigawatts depuis le début de l'année, +25% par rapport au record de 2024. Le solaire devrait augmenter de +50%. Belle prouesse alors que les subsides ont été éliminés par l'autre.
La dette américaine a passé les 40'000 milliards et les intérêts annuels s'élèvent à 1'380 milliards, plus que le PIB de la Suisse. Chaque américain paie $4'000 dollars par année uniquement pour payer les intérêts. En 2026, la dette va augmenter de 1'800 milliards. Côté durabilité du processus, quelques doutes planent.
La réserve pétrolière stratégique est passée de 750 millions de baril à 298 millions de barils, au plus bas depuis 1983. Juste avant la guerre, il y avait encore 415 millions de barils. Pour faire baisser les prix à la pompe, Trump va encore utiliser 50 millions et la réserve tombera à 243 millions de barils. Histoire de remettre une couche d'optimisme sur le sujet, 25% de la réserve serait inutilisable à cause d'installations trop vieilles et d'un pétrole un peu pourri.
Les extractions américaines ne grimperont que de 200'000 b/j en 2026 alors que le prix est très favorable. Arrivons-nous à un pic ?

Extraction pétrolières aux USA
On peine à extraire plus qu'en 2025, malgré des prix élevés
Par manque de munitions et surtout des élections de mi-mandat qui arrivent, Washington change de stratégie. Elle range le bâton militaire pour revenir sur la bonne vieille pression économique. Trump espère que l'inflation en Iran face tomber le pays. Trump qui commente l'inflation des autres alors qu'aux USA, elle ne descend pas sous les 3,7%. Il y a des matins où l'ironie fait le boulot toute seule.
Le diesel se vend à $5 le gallon. A ce prix, Joe America fond en larmes. L'essence est à plus de $4.
On pourrait penser que Trump et son parti Républicains pourraient facilement perdre les élections de mi-mandat. Cependant en face, les démocrates semblent faire tout ce qu'ils peuvent pour les perdre. Une frange d'extrême-gauche, genre LFI, sème la zizanie et divise l'opposition face à Trump. C'est bien le moment ! Les arguments sont tellement ridicules, que les Républicains paient de la publicité pour soutenir les démocrates les plus à gauche de la gauche. Ne le répétez pas dès fois que l'idée arrive en France.
La plus belle nouvelle du mois, nous vient de SpaceX. Musk veut acheter un terrain à ExxonMobil en Louisiane, pour installer une base de lancement spatiale à $100 milliards. Objectif envoyer 1 million de satellites qui serviront de data center. Ca vaut le coup de rester en vie, juste pour voir cela.

Dessin : Patrick Chappatte
Les Amériques
Canada
Le Hockey est le sport national au Canada c'est un détail important dans les négociations avec Trump. Le premier ministre Mark Carney a envoyé balader Trump sur l'imposition d'une taxe de 50% sur $20 milliards de produits vendus aux USA. Le puck est au centre.
Je vous le donne en mille, dans les taxes américaines, des exemptions existent, notamment pour le pétrole, le gaz-méthane, l'électricité et la potasse. L'équipe de Trump ne veut pas se tirer une balle dans le pied.
Panama
Le canal de Panama fait face à un manque d'eau. Seulement 32 navires peuvent y passer par jour au lieu de 36.
La société sud-coréenne SK Gas aurait versé $5,3 millions pour s'assurer le passage en priorité et remonter la file VIP (comme dans les files de ski ou à Disney). La moitié des tankers de gaz-méthane transportant du GPL sont forcés de contourner l'Afrique, ce qui allonge la durée des traversées entre Houston et le Japon de 26 à 45 jours. Un navire avance moins rapidement qu'un vélo.
Avec l'arrivée d'El Nino, le nombre de bateaux et la quantité d'eau disponible vont baisser.
Brésil
Le pays attend les élections du 4 et 25 octobre.
Le gouvernement a prolongé de 60 jours, à compter du 8 septembre, la taxe de 12% sur les exportations de pétrole. Petrobras a versé environ $950 millions de taxes à l'exportation au deuxième trimestre. Mais un tribunal fédéral a ordonné sa suspension.
Argentine
Le gouvernement a revu à la hausse les réserves de pétrole de schiste techniquement exploitables dans le gisement de Vaca Muerta. Roulement de tambours : nous passons de 16 milliards à 30,1 milliards de barils avec l'espoir d'extraire un million de barils par jour d'ici 2027.
On remarquera le 0,1 après le 30. Ca fait très sérieux. 30 aurait fait louche.

Dessin : Patrick Chappatte
Europe
Gaz
Les stocks de gaz-méthane sont à 58% au lieu de 70 à 80%. La fermeture d'Ormuz a limité les importations de GNL (méthane liquide) et comme l'hiver dernier s'est terminé avec des stocks très bas à 28%, l'Europe est en galère.
Depuis la guerre en Ukraine, la consommation de méthane a diminué de 17%. Qui dit baisse de consommation de pétrole ou de gaz dit : diminution de la croissance économique. La France et l'Allemagne en exemple.
Angleterre
Shell continue de vendre ses actifs non pétroliers. Là, elle voudrait vendre pour $8 milliards, ses actifs chimiques américains. Gros intérêt de plusieurs acquéreurs parmi lesquels ExxonMobil et LyondellBasell, ainsi que la compagnie pétrolière nationale koweïtienne KPC.
Pour la modique somme de $16,4 milliards, Shell a acheté le canadien, actif dans le gaz de schiste, ARC Resources.
BP a finalisé la cession de sa raffinerie de Gelsenkirchen, en Allemagne, à la société d'investissement Klesch Group, ce qui ne lui laisse plus que cinq raffineries en activité : deux aux États-Unis et trois en Europe.
Hollande
La ville d'Utrecht a vécu une crise du réseau électrique congestionné. A cause d'un manque d'électricité, les usagers ont dû diminuer leur consommation d'électricité. La librairie a dû choisir entre la clim ou les escalators.
Les installations pour les voitures électriques ou les industries sont en pause. La Hollande a poussé à l'électrification de son économie mais son réseau électrique ne suit pas. Ne vous inquiétez pas, c'est la même chose dans tous les autres pays, Suisse et France incluses.
Suisse
Entre janvier et juillet la production d'électricité solaire a grimpé de 23% de 5,327 Twh à 6,951 Twh. Deux nouvelles installations sur trois incluent un stockage batterie.
Le diesel a touché les 2,27 francs (€2,42 le litre) contre 1,80 francs en janvier. Les exportations russes ont cessé et le détroit d'Ormuz est fermé. Et puis, il ne faut pas oublier que les majors pétrolières ont des bonus à payer d'ici à la fin de l'année.
Russie
Le pays va continuer à ne plus exporter son diesel, car les attaques ukrainiennes font de gros dégâts sur les raffineries du pays. La Russie était un gros exportateur de diesel. Ainsi vous avez la réponse à: pourquoi mon mazout, huile de chauffage, va me coûter une blinde cet hiver.
Echange d'amabilité et surtout de drones entre l'Ukraine et la Russie. Le programme spatial Soyuz assemble des lanceurs à l'usine de Samara. L'Ukraine a réussi à atteindre cette usine avec des drones. Les fusées Soyuz mettent en orbite le système wifi et de géolocalisation Rassvet (comme Starlink).
La guerre n'est pas terminée. Moscou annonce vouloir ratiboiser les systèmes énergétiques ukrainiens (électricité, chauffage gaz) ainsi que l'eau comme les stations de traitement de l'eau potable ou d'épuration. L'hiver va être rude.
Le pétrolier français TotalEnergies a cédé sa participation de 10% dans NordLine, à une filiale de Novatek, mettant ainsi officiellement fin à son implication dans le projet russe de gaz-méthane liquide visé par des sanctions. Cependant, Total se réserve le droit de récupérer $1,3 milliard de prêts d'actionnaires dès que les sanctions seront levées.
Explosion à Samaras en Russie, Centre spatial
Ukraine
Les ukrainiens attaquent les entrepôts des géants russes de la vente en ligne Wildberries et Ozon. Le concept repose sur la privation d'achats de compulsion par les Russes.
En 2026, ne plus pouvoir assouvir les pulsions d'achat du peuple devient une arme stratégique. L'humanité avance dans une bonne direction.
Du côté de la Russie, les drones attaquent les centres de logistiques pour les magasins d'alimentation, car la créativité n'a pas de limite.
La Russie a modernisé les Shahed iraniens pour arriver à une version Geran-5 qui vole trois fois plus vite (600 km/h) et qui est nettement plus précis. Produit à 3'000 unités par mois, ils font des dégâts sur le territoire ukrainien.
Moscou promet des "frappes massives" sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes, déjà dévastées l’année dernière par d’intenses bombardements.
France
Les prix du gaz-méthane vont augmenter de 5,6% pour tous ceux qui n'ont pas bloqué leur tarif. En juillet, le méthane avait déjà augmenté de 7,4%.
MbS, le prince héritier d'Arabie Saoudite, a visité son ami Macron. Bonne nouvelle, le fond d'investissement d'Arabie Saoudite va investir € 6 milliards pour créer 3 parcs d'attractions en France. Le premier pourrait être la présidentielle avec sa ribambelle de personnages rigolos.
La fierté nationale, le nucléaire, a été touchée par la sécheresse et la canicule. En août, 13 réacteurs sur 57, ont dû être mis à l'arrêt et 20,4% de la production d'électricité s'est volatilisée. Heureusement qu'il y a du solaire et de l'éolien. En juillet, 12 réacteurs avaient dû être arrêtés. Mais comme il ne faut pas dire du mal du nucléaire français, passons au chapitre suivant.
Rebelote. Une année jour pour jour, les méduses à la centrale nucléaire de Gravelines sont de retour. Elles ont envahi les conduites d'eau. Certainement que le coin doit être sympa et l'hospitalité fabuleuse. Ainsi, cinq des six réacteurs de la plus grande centrale d’Europe occidentale, située sur les bords de la mer du Nord, ont été mis à genou par des bêtes gélatineuse. L'année dernière, le gouvernement et EDF avaient annoncé que des mesures allaient être prises pour que cela ne se reproduise pas. Bon, on verra tout ça l'année prochaine.
La France pourrait entrer en récession dans les mois qui viennent avec une croissance de 0,2% au deuxième trimestre et une inflation de 2,4% en août. Heureusement que tous les candidats à la Présidentielle ont le calibre pour remettre le pays sur les rails.
Quand ça veut pas, ça veut pas. EDF, qui va construire deux centrales nucléaires pour €45 milliards en Angleterre à Sizewell C, voit la construction de la route d'accès retardée de 6 mois à 1 année. Vous avez bien compris, la construction de la route est en retard!
Norvège
Malgré la rhétorique climatique, la Norvège ambitionne d'augmenter les extractions de pétrole et de gaz-méthane. Le plus riche pays du monde, avec son fond de pension pétrolier de $2'300 milliards, s'engage sur un drill baby drill.
Islande
Après votation, les Islandais ont refusé d'intégrer l'Europe.
Hongrie
Une centrale nucléaire a été arrêtée à cause de l'eau de refroidissement trop chaude.
On dirait que le pays a été remis sur les rails suite au départ d'Orban.

Asie
Chine
Xi Jinping devrait rencontrer Trump en septembre.
Si le blocus maritime américain contre l'Iran devait se poursuivre, la Chine pourrait se retrouver à court d'options pétrolières iraniennes d'ici octobre, comme en témoigne la flambée des écarts de prix : l'Iran Light se négocie désormais avec une prime de 4 dollars le baril par rapport au Brent ICE.
Ming Yan, le plus grand producteur d'éoliennes chinoises, désire vendre ses installations sur le marché européen. Cependant, Bruxelles rechigne à laisser entrer ce géant, qui pourrait détruire l'européen Vestas.
Tesla rappelle 2,9 millions de voitures concernant les poignées de portes trop cachées. Il va falloir mettre un autocollant dessus. Pour rappel, en 1990, le mode d'emploi d'une voiture indiquait comment faire une vidange. Aujourd'hui, le mode d'emploi implore les gens de ne pas boire l'huile de vidange. Tout va pour le mieux.
Imaginez ces robots qui vous courent après dans un champ de batailles
Inde
Le ministère indien de l'Énergie a indiqué que 45 centrales à charbon affichaient des stocks extrêmement bas, contre 31 en juillet. Les pluies perturbent l'exploitation minière dans les régions du nord-est tandis que la canicule liée au phénomène El Niño fait grimper la demande en climatisation dans l'ouest du pays. Les stocks nationaux ont ainsi chuté de 19%, pour s'établir à 30,95 millions de tonnes.
QatarEnergy a prolongé sa clause de force majeure vis-à-vis de l'Inde jusqu'au mois d'août, après n'avoir livré que deux cargaisons à Petronet depuis le début de la guerre. À ce jour, 56 livraisons prévues n'ont pas été honorées. La part du Qatar dans les importations indiennes de gaz-méthane liquide est passée de plus de 45% en 2025 à 12% cette année.
Les achats de pétrole russe ont atteint des sommets avec 2,5 millions b/j en juin et juillet. Trump avait débloqué les compteurs, et l'Inde en profite d'autant que Moscou doit vendre son pétrole avec de gros rabais.
Monstrueuses inondations au Népal
Corée du Sud
Le Donald veut réduire les exercices militaires avec la Corée du Sud, qu'il juge coûteux et hostile envers Kim Jong-Un de la Corée du Nord.
Japon
Grosse grippe sur l'économie japonaise. Les Américains ont racheté du Yen pour supporter la monnaie, mais l'effet est aussi tranchant que l'histoire à Ormuz.
Tokyo prévoit de relancer la construction navale nationale de méthaniers et de construire entre 3 et 5 navires par an, à partir de 2035. Objectif : reconstituer les capacités perdues au profit de la Corée du Sud et de la Chine depuis 2019.
Bémol, le Japon n'a pas les technologies et le savoir-faire et d'ici à 2035, les gisements de gaz-méthane auront toute l'énergie de Biden et Trump réuni.

Dessin Hedgeye
Moyen-Orient
L'Arabie saoudite a signé un pacte de défense mutuelle avec la Turquie, membre de l'OTAN, et le Pakistan, puissance nucléaire et principal médiateur entre les États-Unis et l'Iran. Le pacte stipule qu'une attaque contre l'un de ces pays est considérée comme une attaque contre tous.
Arabie Saoudite
Saudi Aramco va redémarrer en septembre sa raffinerie de Jaran, qui traite 400'000 barils par jour. Deux attaques des Houthis ont freiné le raffinage.
La LIV Golf se termine et tout le concept s'effondre par une faillite. Dès 2022, les pétrodollars avaient été déversés dans cette nouvelle ligue de Golf par le fond d'investissement Saudi Public Investment Fund (PIF). Avec moins d'argent en stock, le pays a décidé de retirer la prise. Certains mercenaires étaient payés jusqu'à 200 millions par année pour participer en exclusivité à cette compétition et surtout pour l'amour du sport. La balle est tombée dans le trou, comme la dette.
La compagnie pétrolière nationale saoudienne Saudi Aramco a vendu au moins 4 millions de barils de pétrole à PetroChina en passant par le port de Yanbu dans la Mer Rouge.
Irak
Les extractions irakiennes sont limitées par l'OEP à environ 2,9 millions b/j. Le nouveau gouvernement irakien a déclaré qu'il prévoyait d'atteindre une production de 8 à 10 millions de b/j d'ici six ans, en cherchant à obtenir un quota plus important au sein de l'OPEP.
Au nord riche région pétrolière, les Kurdes posent les armes.
Oman
L'Iran et Oman négocient la mise en place d'un couloir maritime temporaire, après avoir fait état de progrès concernant les mesures de contrôle et le partage des recettes.
Téhéran insiste toutefois sur le fait que le passage restera bloqué tant que Tump n'aura pas levé les sanctions, mis fin à son blocus et versé des indemnités. Il n'y a plus aucun doute, les négociations sont sur le point d'aboutir.
A force de tirer sur des tankers pétroliers, une grosse marée noire s'est formée. Le tanker Caroline Bezengi, qui transportait 800'000 barils de pétrole, a été touché. Il semble que ce tanker fait partie de la flotte fantôme russe.

Afrique
Ghana
La compagnie pétrolière publique brésilienne Petrobras a entamé des négociations avec le Ghana pour des contrats d'explorations sur quatre blocs offshore situés dans le bassin de Keta, une zone encore peu explorée.
Libye
Le géant pétrolier américain Chevron a finalisé son retour en Libye. Chevron devrait extraire le bloc terrestre S4 du bassin de Syrte, qui recèle un gisement de gaz de 100 millions de barils équivalent pétrole.
Phrases du mois
"La plupart des décisions d'investissement sont encore prises comme si le changement climatique n'existait pas, non pas tant par déni, mais parce qu'il existe encore une couche de traduction manquante entre les données climatiques et le langage du capital". Anthony Hobley
"Je suis convaincu que cette administration et probablement toutes les administrations depuis Franklin Roosevelt est aveugle aux enjeux énergétiques. Ils ne comprennent tout simplement rien à ça." Art Berman, Houston
Cette revue s'appuie sur de nombreuses sources à travers le monde, de l'Europe, au Japon, du Moyen-Orient, aux Etats-Unis, du FT.com, Bloomberg, au Temps, OilPrice.com, l'AIE ou l'IEA, d'un réseau d'amis passionnés et l'humour des chroniques matinales de Thomas Veillet de MorningBull.ch. Bref, une pêche à l'information sur la planète qui chauffe !
===========
