Le baril de pétrole repasse sur les 101,55$

David Guetta ne ferait pas mieux pour chauffer l’ambiance. Ainsi l’oncle Donald et l’Iran sont en train de créer une atmosphère sympathique au Moyen-Orient avec des drones et des missiles. Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. Difficile de suivre le nombre de tankers pétroliers touchés ou coulés et les raffineries qui explosent.

En tout cas, il y en a trois qui explosent : le baril, le diesel et le gaz-méthane européen. Le baril passe les 100$ et le galon de diesel américain saute sur les $6, voir 8$ dans certains Etats. En Europe, on vise les €2,40 pour le diesel et €180 pour le fioul (mazout) de chauffage. Explications. En Europe, le gaz arrive à  79 € le MWh. Ca tombe bien, l’hiver arrive.

 

Les Américains annoncent avoir touché 5 tankers pétroliers "made in Iran" après en avoir détruit 3 samedi. L’armée américaine a précisé avoir lancé ces frappes après que le Corps des gardiens de la révolution islamique eut pris pour cible un navire de guerre américain à deux reprises cette semaine avec des missiles balistiques.
Je laisse votre imagination, imaginer la Marée Noire.

L’Iran a répondu en tirant des missiles balistiques sur une base américaine en Jordanie et en prévenant les équipages amarrés au Koweït et à Bahreïn. On souligne le geste. 

Aujourd’hui, l’Iran a riposté aux dernières frappes américaines en visant deux navires américains et huit pétroliers, leur infligeant de "lourds dégâts". Evidemment que les américains ont riposté en ciblant Kharg Island, l’île par laquelle transitent 90% des exportations de brut iranien.

 

De 20 millions à moins de barils

Avant que Trump et Netanyahou interviennent en Iran, le détroit d’Ormuz, ou de Trump, c’est selon, voyait passer 20 millions de barils par jour.

Le big boss du pétrolier Vitol basé à Genève, annonce qu’il n’en passe plus que la moitié. Du côté de chez Rystad Energy ont estime qu’il y avait encore 8 millions de barils par jour au cours de la dernière semaine d’août à environ 1 million de barils par jour cette semaine.

 

Trump annonce que les prix du baril vont chuter rapidement
le 7 septembre 2026

 

100$ le baril et presque plus de stock

La situation est nettement plus grave qu’en mars car les pays occidentaux ont utilisé leurs réserves pour amortir le choc. Là, on arrive à sec alors que la demande d’huile de chauffage grimpe.

Les prix du gaz méthane en Europe ont également augmenté aujourd’hui. Le gaz négocié sur le hub TTF aux Pays-Bas a progressé de 4% à 78,90 € le MWh, son plus haut niveau depuis plus de trois ans.

Comme un malheur n'arrive jamais seul, les stocks européens de méthane sont au plus bas. 

 

Les Houthis font le job

Les rebelles houthis du Yémen ont rejoint la cours de récréation en tirant des dizaines de missiles et de drones sur des installations énergétiques en Arabie saoudite.

Le ministère saoudien de l’Énergie a déclaré que "ces attaques avaient entraîné un arrêt temporaire de certaines opérations". Dans les arrêts des opérations, on regarde vers la raffinerie de Jazan, qui traite 400’000 de barils par jour.

De plus, les Houthis menacent de fermer le détroit de Bab al-Mandeb, devenu une voie de communication vitale pour les exportations de pétrole saoudiennes depuis que l’Iran a fermé le détroit d’Ormuz. A ce tarif, les prix ne peuvent que grimper.

Le Donald a publié cette carte ou le Mexique, le Canada et le Groenland sont "made in USA"

 

Trump rencontre la Chine

L’Oncle Donald passe plus de temps à écrire des tweets que de bosser. Il a même posté une carte des USA, qui comprend le Mexique, le Canada et le Groenland. Il tient la grande forme le bonhomme. 

Le mois dernier, il avait annoncé débuter une guerre économique contre l’Iran avec la menace de sanctions contre les partenaires commerciaux de Téhéran. Pékin avait réagit avec un sourire.

D’ailleurs Donald va rencontrer Xi Jinping dans 10 jours. On aimerait être une mouche pour écouter l’échange.

Du côté des négociations, les iraniens avaient déclaré qu’ils reviendraient au protocole d’accord de juin, mais uniquement si les États-Unis levaient leur blocus, rétablissaient une dérogation leur permettant de vendre du pétrole et leur donnaient accès aux fonds gelés détenus à l’étranger.

Du côté des Américains, les élections de mi-mandat approchent. Cela devrait suffire pour annoncer, rapidement, la victoire et la paix. A moins que. 
 

Trump a publié cette image sur son compte Truth social

 

Septembre : le mois des crashs boursiers

Il faut ajouter à cette ambiance, le fait que la Russie n’exporte plus de diesel soit 2 millions par jour. Vous obtenez ainsi un joli tableau et une situation explosive.

Et encore cela se passe bien car la Chine a diminué sa consommation de pétrole de 600’000 barils par jour depuis le début de l’année. Les voitures électriques font leur job. Sans la gestion pétrolière de la Chine en utilisant ses réserves stratégiques, le monde aurait déjà été noyé par le pétrole.

En attendant que Trump cesse cette guerre, les prix du diesel devraient continuer à grimper. On vise les €2,40 en France et les Frs 2,40 en Suisse.  Au-delà, les prix devraient casser la demande, mais il faut regarder du côté de l'économie. Le mois de septembre est traditionnellement celui des crashs boursiers.

Il faut préciser que le prix du baril de $101 est pour une livraison dans 1 mois donc en octobre. Il faut également plus de 30 jours à un pétrolier pour passer le détroit d'Ormuz et arriver en Europe.

A suivre comme le lait sur le feu!  

 

 

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