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Pétrole : le baril grimpe au-dessus de 50$

Pour la première fois depuis le mois de mars, le baril de pétrole est passé sur la barre des 50$ à Londres à 50,95 pour être précis. A New York, on le retrouve à 47,63$ pour la même quantité d’or noir. Alors que le coronavirus paralyse de nombreux pays, cette poussée de fièvre est paradoxale.

Selon les financiers et les traders, cette hausse est justifiée par l’arrivée de nombreux vaccins ainsi qu’une augmentation de la demande en Inde et en Chine. En un mot: nous sommes "on the road again"!

Selon cette logique, dès la semaine prochaine, les habitants de la planète vont se faire vacciner pour se précipiter dans leur voiture, remplir et faire des loopings en avions, acheter des gadgets et des habits venus de l’autre bout de monde par bateaux. Du côté des multinationales, Coca-Cola et Nestlé vont démultiplier l’utilisation d'emballages en plastique. Même si ces deux derniers points sont déjà d’actualité, on peut émettre un doute sur une reprise économique.

D’ailleurs, aux USA et en Europe, l’Economie est toujours sous perfusion. Washington penche pour une injection de billets à hauteur de 980 milliards $ et la Banque Centrale Européenne pousse le bouchon à 2'000 milliards €. Même si la majorité de cet argent sera directement canalisé dans les comptes des plus grandes fortunes, le solde pourra éventuellement motiver l'Economie réelle à repartir.

Du côté de l’Asie, les plus grands raffineurs du monde, la Chine et l'Inde ont importé de grandes quantités de pétrole et leurs raffineries tournent à plein régime notamment pour alimenter leur marché intérieur. Mais pour combien de temps ?

De son côté, l’OPEP+ (avec la Russie) a décidé d’augmenter les quotas de +500'000 barils par jour dès janvier alors que la production pétrolière Libyenne arrive à nouveau sur les marchés.

Suivant la logique d'une offre qui dépasse la demande, les prix devraient baisser. Les 50$ actuels font certainement un sens dans le monde virtuel de la finance, mais dans le monde réel, l'histoire est autre.

 

En route pour une pénurie

Dans les mois à venir, les prix du pétrole vont s’adapter inversement aux courbes du coronavirus.

Quand la page du corona se tournera, le pétrole risque fort de se trouver dans une situation compliquée. Le manque d’investissements dans l’exploration pétrolière, les faillites (qui ont décimé l’industrie) et l’épuisement des ressources vont s’immiscer dans le calcul des prix.

Pratiquement toutes les agences de l'énergie et un nombre croissants de pétroliers prévoient que le monde est en route pour atteindre un pic de la demande ou de l'offre (c'est selon) d'ici à la fin de la décennie.

Pour les prochains mois, il reste à trouver le prochain déclic qui va déclencher la véritable hausse du pétrole avec deux questions: quand et combien?

 

 

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