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Le baril de pétrole dépasse les 105$

Depuis l’annonce du président Vladimir Poutine à 4h00 ce matin, le baril de pétrole a un gros coup de chaud. En quelques heures, il est passé de 97$ à 105$ pour le Brent à Londres et 99$ pour le WTI à New York.

A quel niveau va-t-il s’arrêter, la question n’a actuellement pas de réponse. La hausse de ce jour est clairement liée à une réaction face aux événements ukrainiens. Cependant, bien avant cette crise, les prévisions montraient déjà un baril à 100$ pour cet été. L'invasion ne fait qu'accélérer ce processus essentiellement lié aux manques d'extractions à travers le monde.

 

L'offre n'arrive pas à suivre la demande

L'un des problèmes réside dans l’incapacité des producteurs à extraire assez de pétrole afin de suivre la demande.

Les membres de l’OPEP comme la Libye, le Venezuela et l’Irak sont à la peine. Depuis août dernier, les membres de l'OPEP+ (avec la Russie) avaient décidé d'augmenter mensuellement leurs quotas de 400'000 barils par jour (b/j) jusqu'en mai 2022. Cependant depuis le mois de décembre, de nombreux pays n'arrivent plus à s'aligner sur cette hausse.

De plus, les sanctions contre l’Iran bloquent l’extraction de 1 million de barils par jour. A ce titre Joe Biden pourrait bien trouver rapidement un accord sur le nucléaire afin de faire baisser les prix de l'essence pour Joe America et son pickup truck, d'autant que les élections de novembre aux Etats-Unis approchent.

 

La capacité tampon en baisse

Par contre, la diminution de la capacité tampon (production qui peut rapidement être mis sur le marché) est descendue à 2,8 millions de barils par jour contre 10 millions il y a quelques années.

A ce titre, même l’Arabie Saoudite est à la peine. Seul le pétrole de schiste américain tient la forme, et encore, cela se limite au Bassin Permien du Texas. Pratiquement tous les autres gisements stagnent ou baissent.

Du côté Russe, il se murmure que le pays aurait atteint son peak oil, en tout cas pour l'instant. La Russie possède de prometteurs gisements dans l'Arctique ainsi que de schiste dans la Sibérie, mais elle manque de moyens financiers et de technologies. Ces gisements pourraient arriver sur les marchés dans quelques années. Une grande partie du pétrole russe est vendu à la Chine.

De nombreux pétroliers se plaignent d'un manque d'investissements alors que la découverte de nouveaux gisements est au plus bas depuis 70 ans. Les grandes institutions comme l'Agence Internationale de l'Energie ou Rystad Energy annoncent un plateau de production pétrolier entre 2026 et 2030 (peak oil).

 

Fioul ou mazout de chauffage: une douloureuse qui s'annonce

Du côté des stations d’essence, les prix devraient augmenter d’ici à la fin de la semaine. Il faut, en moyenne, 3 jours pour répercuter une hausse contre 11 jours pour une baisse.

Si vous chauffez votre habitation avec du mazout/fioul de chauffage ou au gaz, il est temps de mettre de l'argent de côté car la note sera douloureuse. A voir la réaction de certains Etats comme la France ou l'Angleterre qui ont débuté à offrir des chèques énergies aux citoyens les moins riches. L'inflation sera également à surveiller.

D'autres informations suivront selon l'évolution de la situation.

 

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