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Shell se retire de l’Arctique

Après avoir payé 7 milliards $ le droit de forer dans les mers de Beaufort et des Tchouktches, en Arctique et englouti depuis le mois de juin près de 1 milliard $  dans le puits Burger J, foré à une profondeur de 2'070 m, la major vient de jeter l’éponge.

La quantité d’hydrocarbure est trop petite pour rentabiliser l’investissement.
Mais la major a promis de revenir une fois que les prix du baril justifieront l’exercice.

La tentative de Shell était scrutée par toutes les entreprises pétrolières à travers le monde car l’Arctique pourrait contenir 90 milliards de barils (30 milliards exploitables soit 1 an de la demande mondiale) et 1/3 du gaz mondial (47'000 milliards m3) principalement en Russie et en Alaska. Depuis cette annonce en 2008, les grands producteurs se sont précipités mais Shell faisait la course en tête.

 

Une décision financière

La décision de Shell s’explique d’abord par des considérations économiques. Le prix du baril actuel de 50$ est deux fois inférieur aux remboursements des investissements. Il est donc impératif de pouvoir vendre quand les prix sont au-dessus de 100$ car une fois le forage en production, il est pratiquement impossible de l’arrêter.

La difficulté de forer dans cette partie du globe, les opérations ne peuvent s’effectuer que durant les mois d’été et de protéger les installations durant l’hiver et les glaces, multiplie les coûts. D’ailleurs en 2012 suite à une tempête, une plateforme de Shell s’était échouée sur les côtes et avait dû être sortie de sa fâcheuse position sans laisser de trace.

Le côté environnemental force à la prudence, pas que Shell n’ait une once de fibre écologique, mais après la catastrophe DeepWater Horizon en 2011, BP a dû payer plus de 17 milliards $ d’amende et plus de 10 milliards pour nettoyer les côtes. Une catastrophe en Alaska a le potentiel de faire simplement disparaître une entreprise comme Shell.


Pour l'instant, les Majors pétrolières et Gazières se cassent les dents

Le Russe Gazprom est le seul à exploiter le pétrole en mer de Pechora, dans le sud-est de la mer de Barents dans le champ de Prirazlomnoye.

BP avait également tenté l’aventure avec Rosneft dans le champ de Sakhaline-4 en Russie, mais là aussi l’eldorado s’est transformée en un puit économique sans fond et un divorce en 2009.
Avec son nouveau son collègue de jeu ExxonMobil, Rosneft avait débuté des explorations en mer de Kara, au nord de la Russie, mais les armes ont été déposées suite aux sanctions américaines (Ukraine) et surtout face aux conditions climatiques extrêmes.

L’italien ENI croise les doigts pour exploiter le champ Goliat également dans la mer de Barents. Avec 2 années de retard et des coûts multipliés par 2, il pourrait entrer en fonction dans les mois à venir. Avec un baril à 50$, l’opération s’annonce déjà catastrophique pour ENI.

Toujours dans la mer de Barents, le norvégien Statoil et le français Engie exploitent déjà le gisement de gaz de Snohvit.

Les anglais, qui recherchent un deuxième souffle pétrolier, avaient envoyé Cairn Energy dans le Groenland. 1 milliard $ d’investissement plus tard, l’entreprise méditait le diction : savoir ou ne se trouve pas le pétrole est aussi important de savoir où il se trouve. Maigre consolation.

Du côté français, Total et Gazprom associé dans l’exploitation du champ gazier de Chtokman, Mer de Barents, dans les eaux russes reste toujours une énigme financière 25 ans après son lancement.

Tant que le baril reste sous la barre des 100-130$ le baril, il est peut probable de voir du pétrole couler des fonds de l'Arctique.

 

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