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Nucléaire: La Belgique met en question ses Centrales

Electrabel, filiale du français GDF Suez, a annoncé aujourd'hui que les fissures sur les cuves principales de deux de ses réacteurs nucléaires en Belgique ne les empêchaient pas de fonctionner en toute sécurité et qu'ils devraient être autorisés à redémarrer. Tout va bien, nous voilà rassuré!

De son côté, l'autorité belge de régulation du secteur (AFCN) a interrompu la production du réacteur de 1'008 mégawatts Tihange 2 et de celui de 1'006 mégawatts Doel 3 durant l'été, après avoir détecté des signes de fissures sur leurs cuves principales.

La décision du régulateur rendue mi-janvier 2013

Le régulateur AFCN a fait savoir qu'il revenait à Electrabel de prouver que les réacteurs ne présentaient pas de danger. La patate chaude vient d'être habilement mise dans l'assiette de GDF.

Sur son site internet, l'AFCN indique avoir pris note de l'étude d'Electrabel concluant à cette absence de risque et précise qu'elle rendra sa décision mi-janvier sur l'arrêt définitif des réacteurs ou au contraire leur redémarrage.

Les cuves principales de ces deux réacteurs ont été construites par l'ancienne société néerlandaise Rotterdamsche Droogdok Maatschappij, aujourd'hui disparue, qui fabriquait des éléments de centrales nucléaires en Europe et aux Etats-Unis.

Dans un communiqué écrit par le département Marketing et Promotion, Electrabel a précisé que ce qui avait été pris pour des fissures étaient de petits dépôts d'hydrogène pris dans le métal pendant le processus de fabrication des cuves. Cerise sur le gâteau, selon Electrabel ces dépôts d'hydrogène sont stables et l'état des cuves permet un redémarrage immédiat de Doel 3 et Tihange 2.
Si ce communiqué n'était pas écrit en français, j'aurai parié qu'il fut écrit par le responsable de la Centrale de Fukushima.

Electrabel exploite sept réacteurs sur deux sites en Belgique, à Doel dans le nord du pays et à Tihange dans l'est.

Avec les sources de Reuters