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Gaz: 24 milliards d'Euro de Bénéfices pour le Russe Gazprom

S'exprimant devant les actionnaires du groupe, réunis à Moscou pour son assemblée générale annuelle, Alexeï Miller, PDG de l'entreprise Russe de Gaz, Gazprom a dressé un bilan triomphal de l'année écoulée et assuré que de nouveaux horizons s'ouvraient pour Gazprom, empire bâti sur des structures de production datant de l'époque soviétique et détenant 18% des réserves mondiales de gaz.

En 2010, le groupe a observé une nette hausse de sa production et de ses résultats, enregistrant un bénéfice net colossal de près de 24 milliards d'euros et effaçant les mauvais souvenirs de 2009, année de la crise économique.

Au premier trimestre 2011, les livraisons de gaz sur l'ensemble des marchés étrangers de Gazprom ont augmenté de 26% par rapport à la même période de 2010.

Un véritable bouleversement s'est produit avec la catastrophe à la centrale japonaise de Fukushima, e les projets de participation de Gazprom dans la production d'électricité en Europe bénéficient d'un second souffle, a affirmé M. Miller.

Nous étudions toute une série de possibilités pour entrer dans des projets qui nous permettront de créer une nouvelle demande pour notre gaz et de recevoir de nouveaux revenus de nos ventes d'électricité, a-t-il ajouté.

L'Allemagne est le marché le plus attractif et les plans de Gazprom dans le pays moteurs de l'Europe sont très sérieux.

Le géant russe est aussi sur le point de prendre le contrôle de la société bélarusse Beltransgaz qui transporte du gaz russe vers l'Europe avec l'achat de 50% de Beltransgaz pour 2,5 milliards de dollars.

 

L' Asie le nouveau marché

L'usine de liquéfaction de gaz construite dans le cadre du projet Sakhaline-2 en Extrême-Orient russe, a permis d'approvisionner le Japon, la Corée du Sud, l'Inde et la Chine, pays avec lesquels Gazprom négocie de nouveaux contrats.

Petite ombre au tableau, le contrat gazier en négociations depuis plusieurs années entre Moscou et Pékin, qui prévoit des livraisons de gaz russe à la Chine de quelque 70 milliards de mètres cubes par an sur les trente prochaines années et qui n'a toujours pas été signé.