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Gaz: Nouveau Cartel des pays producteurs

Les Etats membres du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG) ont adopté à l'unanimité une déclaration sur la nécessité de maintenir les prix du gaz, y compris en les indexant sur ceux du pétrole, a annoncé le ministre russe de l'Energie Sergueï Chmatko.

Le principe d’aller vers une indexation du prix du gaz sur celui du pétrole. Il a également décidé de tenir son premier sommet en 2011.

Le Cartel produira 70% du gaz mondial

Le Forum des pays exportateurs de gaz a été institué en 2001 à Téhéran. Lors de la septième rencontre ministérielle en décembre 2008 à Moscou, le FPEG a été transformé en organisation internationale informelle. Son siège est situé à Doha, Qatar.

Le FPEG réunit 11 pays membres, représentent environ 70% des réserves mondiales de gaz naturel (l’Algérie, le Qatar, la Russie,l’Iran, l’Egypte, la Libye, le Nigeria, la Bolivie, la Guinée équatoriale, le Venezuela, Trinidad et Tobago, et plusieurs pays observateurs ou invités comme la Norvège, le Kazakhstan, l’Angola et les Pays-Bas). Le Yémen a demandé de faire partie de membre à part entière.

 

Stratégie à long terme et la Russie dans l’ombre

Les ministres du FPEG ont décidé d’installer un groupe de travail composé de membres des pays adhérents, pour indexer les prix du pétrole sur ceux du gaz.

Le prix unitaire du gaz est fixé, actuellement, à 13 dollars le MBTU, soit un sixième des cours actuels du pétrole, «alors qu’il s’agit d’une énergie propre, moins polluante, et, surtout, elle a des avantages comparatifs considérables dans le développement des énergies renouvelables» selon la Russie.

Le ministre russe de l’Energie, Shmatko, dont le pays détient la plus grande réserve du monde a, également, déclaré qu'il était «préoccupé par l'idée d'imposer des taxes de carbone» sur le gaz naturel.

Cependant, bien que le gaz est certes un peu moins émetteur de CO2 par rapport au charbon et au pétrole, mais il est responsable d'énormes quantités de dioxyde de carbone. Il ne peut en aucun point être assimilé à une énergie propre ou renouvelable. Il est évident que le gaz devrait être imposé par toute taxe carbonne.

 

Maintenir des prix élevés est la clé du succès

Selon le président en exercice du FPEG, un prix de gaz indexé sur celui du pétrole permettrait aussi aux exportateurs de développer leurs investissements. A cet effet, a-t-il prévenu, le maintien du prix du gaz à ses niveaux actuels « risquerait de reporter les investissements futurs dans ce domaine.» Néanmoins, il est fort possible que cette option d’indexation des prix du gaz, pour freiner leur chute, soit prise tôt ou tard.

Certains de ses membres, tels que le Qatar et la Russie, avaient d’ailleurs mis tous les moyens pour que ce forum devienne une organisation de même type que l’OPEP.

 

OPEP gazière

Plusieurs pays sont maintenant membres des deux organisations OPEP et le FPEG. La Russie pèse très lourd dans la balance. Même si la chute vertigineuse des prix de l’énergie qui a eu lieu ces derniers mois a sûrement accéléré le processus, le projet était dans les cartons du Kremlin depuis 2001.

Cette réunion montre encore une fois une recrudescence de l’influence russe sur la scène internationale ces derniers mois. La Russie a décidé de redevenir une puissance majeure sur l’échiquier mondial, du moins dans son coin du globe et elle se donne les moyens de ses ambitions.

Cela ne serait pas la première fois que la Russie joue la carte gazière pour remettre au pas des pays rebelles dans sa zone d’influence historique. En effet, Moscou n’hésite plus depuis longtemps à baisser le prix pour d’anciennes républiques soviétiques qui n’ont jamais tourné le dos à leur mère patrie et à faire le contraire pour les autres.

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